L’intégration dans notre société des familles issues de l’immigration pose la question préalable de l’accueil qui leur est réservé, premier indicateur pertinent pour elles de leur situation dans un nouvel environnement, administratif, social et culturel. La nécessité première est d’identifier les structures et repérer leur utilité, et cela d’autant plus si elles sont destinées à accueillir les enfants…
Quel sens peut bien avoir, pour certaines de ces familles, l’inscription d’un enfant en centre de loisirs ou de vacances ? Outre le poids économique de cette inscription, la dimension éducative est méconnue… ensuite, la méfiance par rapport à des comportements culturels mal compris conduit souvent à une hyper-protection des enfants qu’on hésite à confier à un animateur méconnu, ou qu’on n’autorise pas à partir vers des milieux tout aussi inconnus… donc perçus comme potentiellement dangereux… On ne passe pas facilement d’un milieu que l’on quitte pour cause de misère (ou de menace) à un autre où l’Etat (ou le secteur associatif) prend en charge les enfants…
Il s’agit donc, prioritairement :
- d’éviter le repli communautaire ;
- de rendre ces familles confiantes dans les activités collectives ;
- d’associer parents et enfants dans les mêmes projets.